16h45, à la galerie de l’Espace culturel, les mots de Sartre : « – Un livre n’est qu’un petit tas de feuilles sèches, ou alors, une grande forme en mouvement : la lecture. »
Plus tard, un large trait blanc encadre la page noire de l’homme qui danse. Que se passe-t-il à l’intérieur, pendant, après? Le tremblement de cette grande forme en noir et blanc. À répétition, ses murmures, ses effondrements. Marches et postures inconfortables. L’homme qui danse s’entête à reproduire les automatismes du monde, et tant bien que mal on le voit replacer ses morceaux de corps et de pensée. De la tête – yeux surtout – aux bras et avant-bras, et jusqu’à l’infinie solitude des hanches. Mais obstinément la main de l’au revoir rappelle l’autre.
Ma gêne soudain d’être ici maintenant. Acharnée, vieillissante, douloureuse. Aux prises avec le dedans de ma tête d’humaine s’exerçant à perdre pied, on dirait. 17h, revenu en force, frêle château de cartes : Pourquoi faire une maison avec ses morts. Soudain je nous aurais bercées, toutes, Élise, Louise, Carole et les autres, à gauche, à droite, sur le même banc, cœur à cœur. 17h15, je regarde intensément les yeux du danseur avec les derniers yeux de l’enfant que celle – amie – qui écrit à ma gauche vient de tatouer dans l’air. Là, tout près, on n’y peut rien, ça s’entend. Le temps, compté en nanosecondes, de l’enfant parlant de ses propres cendres – dans quelle pièce de la maison les conservera-t-on? Quelques instants, qu’on aimerait éternels, l’enfant reprend en main son corps, et ses bras en battent fort la démesure, éloignent le plomb, les camisoles. L’enfant secourt, en la soulevant, sa tête qui tombe et retombe, persiste au dehors dans ses gestes qu’il ne voit déjà plus, bouge luxueusement contre les complots de sa fin, survit sans ciel, Sisyphe presque heureux, son corps sensible dressé au mouvement. Il signe haut son dernier au revoir.
Plus tard, un large trait blanc encadre la page noire de l’homme qui danse. Que se passe-t-il à l’intérieur, pendant, après? Le tremblement de cette grande forme en noir et blanc. À répétition, ses murmures, ses effondrements. Marches et postures inconfortables. L’homme qui danse s’entête à reproduire les automatismes du monde, et tant bien que mal on le voit replacer ses morceaux de corps et de pensée. De la tête – yeux surtout – aux bras et avant-bras, et jusqu’à l’infinie solitude des hanches. Mais obstinément la main de l’au revoir rappelle l’autre.
Ma gêne soudain d’être ici maintenant. Acharnée, vieillissante, douloureuse. Aux prises avec le dedans de ma tête d’humaine s’exerçant à perdre pied, on dirait. 17h, revenu en force, frêle château de cartes : Pourquoi faire une maison avec ses morts. Soudain je nous aurais bercées, toutes, Élise, Louise, Carole et les autres, à gauche, à droite, sur le même banc, cœur à cœur. 17h15, je regarde intensément les yeux du danseur avec les derniers yeux de l’enfant que celle – amie – qui écrit à ma gauche vient de tatouer dans l’air. Là, tout près, on n’y peut rien, ça s’entend. Le temps, compté en nanosecondes, de l’enfant parlant de ses propres cendres – dans quelle pièce de la maison les conservera-t-on? Quelques instants, qu’on aimerait éternels, l’enfant reprend en main son corps, et ses bras en battent fort la démesure, éloignent le plomb, les camisoles. L’enfant secourt, en la soulevant, sa tête qui tombe et retombe, persiste au dehors dans ses gestes qu’il ne voit déjà plus, bouge luxueusement contre les complots de sa fin, survit sans ciel, Sisyphe presque heureux, son corps sensible dressé au mouvement. Il signe haut son dernier au revoir.

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